Et non, je ne suis pas aigri, comme l’affirme Mona ! Je suis celibataire, certes, et j’ai le plus profond mépris pour la fête des amoureux. Fête qui, selon moi, provoque davantage la peine des âmes solitaires que la joie des couples, qui s’envoient très certainement en l’air le soir du 14 pendant que vous regardez la dernière merde pondue par TF1. Moi, je ne suis ni triste ni devant TF1 : je profite de ce genre d’occasion pour réfléchir, et là, tout s’éclaire et je me dit : Jérôme, tu as assez fait de conneries depuis quelques temps, ton petit coeur fragile et fragilisé a besoin de cicatriser. J’en vois certaines ricaner bêtement derrière leur écran “Hin, hin, un mec sensible, et mon popotin c’est du gratin”. Pourtant je vous assure…

En tous les cas, le fait d’être célibataire n’empèche pas d’observer. Calmement et patiemment. Un peu comme lorsque vous etiez petit, et que vous attendiez que le Père Noel vienne vous délivrer de votre frustration bien compréhensible. Mais, une fois le jouet en main, vous le manipulez, vous le casser, et finalement, vous n’y gagnez rien. Ou pas grand chose, puisque non seulement le jouet est inutilisable, mais vous êtes un peu dégouté. Bien évidemment, il arrive que le jouet reste miraculeusement en état. C’est là que les choses deviennent intéressante…

Mon entourage direct étant très curieux mais relativement reservé, je désespère de débattre avec eux par écran interposé, sur la dernière perle sortie au cinéma, ou sur mes films préférés. C’est une des raisons pour lesquelles je me suis lancé dans l’aventure blogesque, dans l’espoir de me prendre le chou avec des gens totalement pas d’accord avec mes avis. D’ailleurs, si quelqu’un dans la salle a vu Asterix aux Jeux Olympiques et a détesté, je suis prêt à m’entretenir avec lui (exit ceux qui n’ont pas vu et qui se contentent de recopier l’avis de rabat-joie magazine, le magazine qui n’aime rien sans avoir rien vu).

D’ailleurs, j’ai matté les Cesars en intégralité pour la première fois de ma vie hier soir. Je n’ai pas été déçu, puisque Persepolis a été consacré meilleur film et meilleure adaptation, tandis que La Môme repart avec un cesar de la meilleure actrice (normal), le prix de la meilleure photo, meilleurs décors et meilleurs costumes. Mazette… merci Marion, t’es la meilleure. Mais oui, toi aussi Marjanne…

Sinon, j’ai reçu ma convention de stage par courrier, remplie et signée par mon futur patron. La Semaine, tel est le nom du journal qui va m’accueillir pendant 6 semaines à partir du 14 avril. Non seulement j’ai hâte de pratiquer mon futur boulot, mais cette date symbolique signifie également la fin d’un cycle universitaire dont j’ai très envie de me défaire. On nous rabache à longueur de temps “faites un Master ! C’est génial ici on s’éclate trop”. Merci, mais j’ingurgite déjà une bonne dose de publicité à la télé tous les jours, je n’ai pas besoin qu’on vienne en plus me vanter les mérites d’un parcours insipide sur les médiations interculturelles.

Avec tout ça, j’ai très envie de me remettre à jouer du basson. Cela fait déjà un moment que j’y pense. Depuis que j’ai arreté la musique, c’est peut-être bête à dire, mais c’est comme si je m’était fait larguer par la femme de ma vie sans parvenir à l’oublier. Alors depuis, je compense en écoutant jusqu’à la corde John Williams, Alan Silvestri, James Horner et les autres. Mais rien à faire, il faut que je pratique moi même. Alors Mona, toujours aigrie ? Tu vois, t’es pas la seule mélomane planquée dans la blogosphère :p sauf que moi, j’ai démisionné du conservatoire il y a de cela… une bonne quinzaine d’années. Dur dur, la vie…